Pourquoi?
La Charte canadienne des Droits et Libertés stipule, en son article 2A, que tout citoyen canadien bénéficie parmi les libertés fondamentales énoncées, de la liberté de conscience et de religion. Le choix d’avoir une alimentation végétalienne ne peut donc plus être ignoré puisqu’il relève explicitement de la liberté de conscience.
En conséquence, nul ne devrait aujourd’hui être contraint de consommer de la viande, du lait, du fromage ou des œufs, si ces aliments sont inconsistants avec ses valeurs éthiques, sociales et environnementales profondes.
En accord avec l’engagement du Gouvernement Canadien pour une santé optimale: « Tous les secteurs, y compris l’agriculture, l’environnement, l’éducation, le logement, le transport, l’industrie alimentaire, le commerce, ainsi que les services à l’enfance, à la famille et les services sociaux, ont un rôle à jouer dans l’élaboration des lignes directrices sur l’alimentation au Canada dans l’objectif d’avoir des impacts optimaux et à long terme sur la santé nutritionnelle des Canadiens. Il est nécessaire d’identifier et de répondre promptement aux barrières physiques, économiques et sociales qui nuisent à une saine alimentation. Ces secteurs peuvent prendre des décisions stratégiques dans leur sphère d’influence afin d’améliorer l’accessibilité et la disponibilité des aliments nutritifs pour les Canadiens de tous âges. Ils peuvent aussi identifier les obstacles et proposer des plans d’action. L’élaboration de politiques et de programmes est essentielle à la création d’environnements favorables à une saine alimentation partout au pays. »



Pourquoi choisir une alimentation à base végétale?
Plusieurs raisons sont invoquées lorsqu’il est question de diète végétalienne, laquelle s’inscrit souvent dans une éthique plus large de mode de vie végane (sans utilisation de produits animaux).
Pour la santé:

- La nouvelle version révisée du Guide alimentaire canadien recommande aux institutions et aux Canadiens de s’alimenter principalement avec des produits non transformés, riches et diversifiés comportant des protéines végétales, des grains entiers et des légumineuses
- L’alimentation végétalienne constitue aujourd’hui un enjeu de santé publique
- Les récentes recherches démontrent qu’un régime à base de plantes réduit le risque de maladies cardiaques, de cancer et de diabète de type 2.
- Une alimentation végétalienne riche et diversifié est adéquate pour toutes les personnes à tous les stades de leur vie et répond à tous les besoins nutritionnels.
Les récentes recherches suggèrent que de manger des repas équilibrés constitués uniquement d’aliments végétaux (fruits, légumineuses, noix) est non seulement saine mais optimale pour la santé. L’Organisation Mondiale de la Santé, Association médicale américaine ainsi que des médecins réputés et reconnus tels Dr. Neil Barnard, président du Physicians Committee for Responsible Medicine et Anne-Marie Roy, nutritionniste végétale reconnue à Montréal recommandent d’adopter une alimentation à base végétale afin de prolonger l’espérance de vie et de vivre en santé. D’ailleurs, des athlètes de haut niveau, tel Serena Williams et Tom Brady, ont une diète végane afin d’améliorer leurs performances. Découvrez ici, une vingtaine d’athlètes véganes champions du Monde.
Sachant que les protéines végétales abondent et qu’elles sont bien plus assimilables sous la forme végétale, il devient impératif d’avoir accès à une option sans produit animal. Les récentes recherches suggèrent que la viande transformée (charcuterie) serait l’une des plus grandes causes de cancer, de diabète, d’obésité et de maladies cardiovasculaires.
Une grande partie de la population mondiale est aujourd’hui intolérante au lactose. En outre, de nombreuses recherches suggèrent que la caséine, protéine du lait, est non adaptée à notre métabolisme. Elle peut contribuer à la prolifération des cellules cancéreuses en plus d’être liée à l’ostéoporose, aux maladies du coeur, au diabète, à arthrite, à l’acné et autres maladies.
Pour l’environnement:
- Un régime végétalien est la meilleure façon de réduire notre empreinte écologique
- Elle représente également un enjeu planétaire puisqu’elle limite considérablement la dégradation de l’environnement à tous les niveaux: sol, eau, air, forêts. L’ONU a déclaré qu’une alimentation végétale contribue à protéger la planète du changement climatique en cours, puisque l’élevage en est l’un des principaux responsables

L’élevage animal destiné à la consommation humaine implique la mort de près de 60 milliards d’animaux et de 1000 milliards de poissons par année. L’élevage industriel des animaux de ferme est, en outre, la 2e cause de pollution mondiale, après tous les transports réunis (voitures, avions, bateaux etc.). Consommer des produits animaux contribue directement à la déforestation et à l’extinction de plus du 3/4 des espèces animales mondiales. La pollution du sol de l’eau et de l’air ainsi que les Dead Zone océaniques en résultent. National Geographic souligne que d’ici 2048 l’océan sera vidé de près de l’entièreté de sa vie marine.
D’une perspective environnementale, l’élevage industriel est l’un des principaux émetteurs de GES et de méthane. La déforestation massive, la dégration et l’acidification du sol, la contamination des cours d’eau et des océans et le réchauffement climatique sont quelques-uns des nombreux impacts environnementaux nocifs et irréversibles de l’élevage bovin.
Nous sommes ainsi en droit de s’enquérir de la légitimité et de l’éthique douteuse de telles pratiques.

Pour les animaux:
- La personne moyenne qui suit un régime occidental mange des milliers d’animaux au cours de leur vie, dont la plupart proviennent de fermes industrielles.
- Une alimentation à base de plantes peut sauver la vie de ces animaux.
Le destin des vaches et des taureaux, en batterie ou aux champs, est constitué de souffrances normalisées inhérentes à leurs conditions d’objets, de confinement forcé et de mutilations. La vache afin de produire du lait, doit être enfantée de force, et ce constamment au cours de sa vie écourtée. Après neuf mois de grossesse, son veau naissant lui est arraché quelques heures sinon quelques jours plus tard. Les vaches développent de maladies infectieuses et respiratoires et notamment des mastites douloureuses dues aux appareils de lactation. Leurs veaux mâles, quant à eux, sont systématiquement tués afin de produire de la viande d’agneau tandis que les veaux femelles sont destinées au même sort tragique que leur mère.
Le chien, certes, ne peut ni travailler ni aller à l’école. Semblablement, la vache ne ni peut voter ni promouvoir ses droits. Toutefois, dans notre habilité à souffrir, nous sommes tous égaux. Le chien est un chat, est une vache est un humain. Le véganisme n’est là ni comme appareil moralisateur ni comme expression d’une pureté personnelle. Le véganisme et l’anti-spécisme existent afin de promouvoir l’égalité de conscience des animaux humains et non-humains (animaux). Par définition, les êtres sentients peuvent ressentir des émotions et de la douleur. Dès lors le statut d’Objet semble inadéquat.
La discrimination qu’elle soit base sur le sexe (sexisme), sur la race (racisme),en fonction des capacités (capacitisme) ou basée sur la race humaine ou animale (spécisme), n’est en aucun cas moralement justifiable.
Le développement ou la limitation cognitive de certains animaux ne justifie leur confinement forcé, leur mutilation et leur mise à mort. Cet aspect est moralement dénué de pertinence. En effet, est-il plus éthiquement justifiable de limiter la liberté, d’utiliser et d’infliger des douleurs à des personnes, par exemple, avec des limitations mentales? Aucunement.
Cette incohérence morale est cachée. Les usines d’élevage et les abattoirs sont systématiquement protégées et gardées hors de vue et d’accès au public tant la cruauté, aussi physique que émotionnellement dépasse l’entendement.
Face à cette violence systémique gardée sous clefs, il n’est pas surprenant que le mouvement antispéciste prend de l’ampleur. On ne peut plus ignorer l’alarme et avons le droit, en tant d’humain, de ne plus consentir à l’asservissement et aux souffrances inhérentes infligées par l’élevage de masse.Ces animaux rendus objet, qu’il s’agisse d’un chien, d’un chat, d’un cheval, d’une oie, d’un boeuf ou d’un cochon, ont tous la même capacité de ressentir. Je ressens donc je suis.
Pour combattre la faim dans le monde :
- Étant donné que plus de 34 % des cultures comestibles sont destinées au bétail, nous pourrions aider à mettre fin à la faim dans le monde.
- Le coût humain de nos systèmes alimentaires défectueux est que près d’un milliard de personnes ont faim. [1]
- On n’a pas besoin d’un expert pour se rendre compte que les animaux d’élevage consomment beaucoup plus de nourriture qu’ils ne produisent. Mais dans quelle mesure la production de viande est-elle inefficace?

Nous devons examiner l’indice de consommation (IC) pour comprendre la réponse. Dans l’agriculture animale, le IC mesure l’efficacité (peut-être que le mot inefficience serait plus approprié) avec laquelle le corps du bétail convertit l’alimentation animale en la production souhaitée (viande). [2] L’unités fourragères (UF) nous dit essentiellement combien d’unités d’aliments sont nécessaires pour produire une seule unité de viande. Plus l’UF est faible, mieux c’est, car il faut moins d’aliments pour produire la viande que les humains consomment.
De nombreux facteurs ont une incidence sur l’UF. Le plus évident est le type d’animal en question. Le UF est différente pour un poulet que pour un porc, par exemple. Les facteurs les plus imprécis sont des choses comme la race de l’animal, son âge et la qualité du grain. Le UF pour les poulets est d’environ 4,5, les porcs d’environ 9,4 et les vaches d’environ 16 (certaines sources le localisent jusqu’à 25)[3] [4].
Quel que soit l’animal que nous examinons pour produire notre nourriture (viande), la production de viande est un système très inefficace. En plus de son inefficacité, 82 p. 100 des enfants affamés dans le monde vivent dans des pays dont les excédents de céréales sont engraissés par des personnes vivant dans des pays développés. [5] C’est terriblement injuste, et si nous croyons vraiment aux droits de la personne et à la compassion, nous ne devrions pas appuyer un système qui exploite l’humanité de cette façon.
Les conséquences :
- Une grande partie des cultures produites sont nourries avec du bétail, soutenant une production alimentaire inefficace, au lieu d’être consommées directement par les humains et réduisant ainsi la famine dans le monde.
- En choisissant de manger de la viande plutôt que des plantes, nous intensifions la faim dans le monde en enlevant de la nourriture à ceux qui ont déjà faim pour nourrir nos appétits de viande.
En conclusion, la production de cultures destinées à l’élevage est beaucoup plus inefficace que l’alimentation directe des humains. Si nous voulons aider à réduire la souffrance humaine due à l’extrême pauvreté dans le monde, il y a une chose simple que nous pouvons faire en ce moment, choisir de manger un régime végétalien.
Pour le goût:
- Avec la grande variété de légumes disponibles et le nombre croissant de produits végétariens et végétariens sur le marché, un régime à base de plantes peut être délicieux, sain et équilibré.

Les raisons économiques:
- En plus des aspects liés à l’éthique et aux droits de la personne, il y a aussi des avantages concrets à offrir une option végétalienne, y compris des économies de coûts à grande échelle et la prolongation de la durée de vie de ceux qui consomment ces repas. Bien que l’ajout d’une option végane au menu des cafétérias publiques constitue un frais économique de plus au menu traditionnel, cet ajout santé diminuerait, dans les faits, le coût social et économique d’une société qui carbure presque exclusivement aux produits animaux.
Conclusion
L’alimentation végane devient un choix éclairé de premier plan pour l’ensemble de la population canadienne.